Le Musée national virtuel d’Art moderne
Mardi 16 juin, le Musée national virtuel d’art moderne a été inauguré par le ministre de la Culture, Raymond Araygi. Une première au Liban, avec un site web qui rend la collection d’œuvres d’art du ministère de la Culture accessible à tous, en collaboration avec l’Alba.
C’est au cœur du Musée national que le ministère de la Culture et l’Alba ont choisi d’inaugurer leur tout dernier projet: le premier Musée National virtuel d’Art moderne. Sous l’égide du ministre de la Culture, Raymond Araygi, et réalisé grâce à la collaboration de programmeurs de l’Université de Balamand, le site web permet aux internautes de redécouvrir l’itinéraire de l’art libanais, et d’avoir accès, en un clic, à plus de 500 œuvres. Ces dernières sont issues de la collection du ministère de la Culture qui compte environ 1 800 pièces. Dans un cadre d’exception, entre les sarcophages phéniciens et autres vestiges millénaires, la présentation du musée virtuel a été réalisée par Alain Brenas, directeur de la section Arts Graphiques de l’Alba et Clara Moukarzel, chargée de communication à l’Alba. Le concept est simple: en se connectant sur la plate-forme, le visiteur accède directement à un véritable musée en ligne, et peut évoluer dans l’espace à l’aide de son curseur. Tout au long de sa visite, les toiles interactives suspendues au mur rendent compte du talent et de la créativité des artistes libanais et dévoilent de précieuses informations sur l’époque, l’artiste, la date et autres informations annexes.
Pour aller plus loin, le site propose des extraits d’interviews et émissions culturelles issues des archives de Télé Liban, ainsi que des photos et documentaires réalisés par les étudiants de l’École de cinéma et du département des Arts graphiques de l’Alba.
Un peu plus loin dans la galerie virtuelle, une salle est entièrement dédiée à la sculpture libanaise.
Pendant la cérémonie, le Doyen de l’Alba, André Bekhazi, a rendu hommage au ministre de la Culture. Lors de son allocution, il a salué l’ambition et l’audace de Raymond Araygi, avec un «ministère aux moyens modestes, voire inexistants», en soulignant des difficultés de tout ordre, politiques, financières et autres. Il a ajouté que «ce partenariat entre le secteur public et le secteur privé, initié ici par M. Araygi, est une preuve éclatante des possibilités infinies qui s’ouvrent toujours, en dépit des circonstances difficiles, adverses souvent, aux hommes de bonne volonté, aux hommes qui ont en eux, chevillée au corps et à l’esprit, la conscience de ce qu’est, de ce que doit être le service de l’État, le service du citoyen.».
Un projet ambitieux, qu’André Bekhazi mène, «pour que triomphent le Savoir et l’Esprit sur la médiocrité intellectuelle, et les cultures mortifères.»
http://artmodernemv.gov.lb
Marguerite Silve