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Le mariage entre hier et aujourd’hui

Le mariage entre hier et aujourd’hui Shutterstock.

Un contrat à durée déterminée?

 

À l’époque de nos parents, le divorce était impensable. Le mariage était fait pour durer et la femme se devait d’obéir à son époux. Aujourd’hui, passés 40 ans de vie commune, plus de la moitié des couples se séparent. Quant à la génération des 18-30 ans, concessions et compromis sont deux mots que les jeunes ont rayé de leur vocabulaire. Pour eux, le mariage est un contrat à durée limitée. Trois générations, trois visions différentes.

 

Pour l’ancienne génération, une femme divorcée était une honte pour sa famille.
«Il est révolu le temps où les femmes se taisaient et acceptaient tout, et où l’homme prenait son épouse pour acquis», affirme Mariam,, 88 ans, en racontant les 54 ans de vie conjugale passés auprès d’un époux colérique, dur et autoritaire. «Si je m’absentais un peu plus longtemps, il m’épiait du balcon et blasphémait devant tous les voisins. Si son dîner n’était pas prêt à temps, il rentrait dans une colère terrible. Et moi, par peur du scandale, je me taisais, pour ne pas attiser sa fureur. Ma mère, qui me savait malheureuse, me répétait sans cesse qu’il était mon mari, et que je n’avais le choix que de me taire. À l’école, les religieuses nous mettaient en tête qu’une bonne épouse devait être soumise à son époux et dévouée à sa famille. À l’époque, le divorce était mal vu par la société. De plus, les femmes n’avaient pas cette indépendance financière dont jouissent les jeunes d’aujourd’hui. Elles ne travaillaient pas, ne conduisaient pas, et dépendaient totalement de leur mari. Je pense que la moitié des femmes auraient quitté le domicile conjugal à l’époque, si le divorce était toléré.»

Samia, 68 ans, mariée de force à l’âge de 14 ans, 6 enfants et un mari toujours absent, avoue que si elle avait eu le choix, elle l’aurait quitté dès la nuit de noces. «Dès qu’il m’a approchée, j’ai pleuré de dégoût et de honte. Je ne savais pas ce qui m’attendait cette première nuit. Il faut dire que dans mon village, ces choses étaient taboues. Mon mari recherchait un objet sexuel, beaucoup plus qu’une épouse. Même lorsque les enfants étaient réveillés, rien ne l'arrétait. Il revenait parfois du travail pour assouvir ses envies sexuelles. Tous les soirs je pleurais sans oser me confier à quelqu’un. Mon calvaire a duré 20 ans, jusqu’à ce qu’il décide de quitter la maison et d’aller vivre chez sa mère.»

 

L.S.D.
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