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L’ocytocine, l’hormone de la fidélité masculine

L’ocytocine, l’hormone de la fidélité masculine

Ce n'est pas un philtre d'amour, mais on s'en approche peut-être. L'ocytocine, une hormone bien connue pour son rôle dans l'attachement et la socialisation, favoriserait la monogamie.

L'amour pourrait naître dans l'hypothalamus.

Cette petite glande perdue au milieu du cerveau se situe à l'interface du système nerveux et du système endocrinien. Elle régule notamment l'appétit et la sexualité, mais ce n'est pas tout: elle sécrète de l'ocytocine, hormone de l'amour, de l'attachement et de la socialisation. Au sein d'un couple, elle favorise le lien qui unit les deux partenaires. Lors de l'accouchement, elle est produite par les deux parents, et pourrait faciliter le lien fort qui unit la mère à l'enfant, certains scientifiques précisant qu'elle a aussi un rôle à jouer dans l'instinct maternel. Elle est même testée comme traitement contre la timidité, favorisant la confiance en soi.

L'hypothèse des chercheurs, dévoilée dans The Journal of Neuroscience, avance que des hommes avec un taux élevé d'ocytocine auraient tendance à se rapprocher plus facilement d'une jolie femme. C'est le cas… uniquement pour les célibataires. Les hommes en couple, eux, préfèrent prendre leurs distances. 57 volontaires de la gent masculine ont été recrutés pour l'expérience. Tous se déclaraient hétérosexuels. Certains entretenaient une relation avec une femme, d'autres non. Une partie des volontaires a reçu une injection d'ocytocine par un spray nasal, les autres ont inhalé un placebo. 45 minutes plus tard était organisée une rencontre avec une jolie femme, qui venait se placer à 60 cm d'eux. Ce dernier détail a de l'importance car de manière inconsciente, nous établissons avec autrui ce que l'on appelle une distance sociale. Elle est idéale pour discuter ou marcher avec quelqu'un, mais si on la transgresse et qu'on la réduit en entrant trop dans l'intimité, un sentiment d'inconfort peut naître. Dans le cas de cette expérience, la distance sociale a été franchie, les deux sujets se retrouvent bien près. Cela n'a dérangé ni les hommes du groupe contrôle ni les célibataires. En revanche, les hommes en couple sous ocytocine, qui trouvaient eux aussi la femme séduisante, ont avoué se sentir mal à l'aise et ont reculé de 10 à 15 cm en moyenne. La tentation n'a pas eu d'emprise sur eux puisqu'ils ont fui.

 

Crise spermatique en Occident

La concentration en spermatozoïdes du sperme a baissé de 52,4% entre 1973 et 2011 chez les hommes occidentaux tandis que la quantité totale de sperme a chuté de 59,3%, selon une méta-analyse scrutant 50 pays.

Le déclin du sperme et de sa qualité dans le monde n'est pas nouveau mais ce qui alarme les auteurs de ces nouveaux travaux, publiés dans Human Reproduction, est que cette tendance continue à s'accentuer, principalement aux États-Unis, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Europe. Selon les spécialistes, le phénomène pourrait être lié aux perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques comme les pesticides, qui dérèglent le système hormonal. Autres hypothèses, les produits utilisés dans les plastiques et les cosmétiques ou encore l'obésité, la sédentarité, le stress et le tabagisme qui pourraient également avoir un effet néfaste sur la fertilité.

Le fait que l'on observe ce déclin dans des pays occidentaux, contrairement à l'Asie, l'Afrique ou les pays d'Amérique du Sud, suggère fortement que les produits chimiques jouent un rôle de cause à effet, soulignent les auteurs de l'étude.

Des scientifiques français affiliés à l'Institut de Veille Sanitaire (INVS) ont entrepris d'effectuer une telle étude, à l'échelle de tout le pays, à partir d'un échantillon de population le plus représentatif possible. Publié dans Human Reproduction, leur travail révèle que le sperme des Français perd en qualité et en quantité année après année…

En tout, 26 609 hommes ont pris part à cette étude à partir de données récoltées auprès de 126 cliniques de la fertilité réparties sur tout le territoire entre 1989 et 2005. Parmi les 155 000 sujets potentiels âgés entre 18 et 70 ans, n'ont été retenus que ceux qui étaient venus consulter pour des problèmes d'infertilité et dont la partenaire était stérile du fait de trompes obstruées ou manquantes. En comparant les données au fil du temps, les auteurs ont remarqué une baisse de la quantité de sperme à hauteur de 32,2%, soit un tiers environ. En parallèle, la proportion de spermatozoïdes bien formés a reculé de 33,4%.

Ce travail ne visait pas à déterminer les facteurs responsables de cette crise spermatique, mais les auteurs avancent des pistes possibles, suggérées par les dernières recherches. Si certains polluants, dont les perturbateurs endocriniens, sont pointés du doigt, notre changement de mode de vie pourrait y contribuer également. L'intensification de la sédentarité ou l'explosion de l'obésité sont des paramètres qui peuvent altérer l'expression des gènes (facteurs épigénétiques). Le Wi-Fi des ordinateurs portables est aussi accusé d'échauffer les spermatozoïdes et de diminuer leur population.

 

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Editorial

À l’heure des Twitter, Pinterest, YouTube, Instagram, Snapchat… un jargon inédit s’impose à l’ensemble de la planète, mettant en exergue des termes incongrus peu usités, il y a encore quelques années. Aujourd’hui, ce ne sont que followers, blogueurs/euses, influenceurs/ceuses qui hantent l’univers mode-beauté-diététique. Ces nouveaux gurus du digital sont supposés impacter nos choix et régir notre mode de vie.

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Avec son décolleté parfait, sa taille fine et élancée, ses jambes galbées qui n’en finissent pas, Rym Saïdi rayonne sur les podiums comme dans la vie. Dynamique, libre et multiple, elle irradie de toutes parts et affiche une beauté tranquille qui ne peut laisser indifférent.