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Mme à Beyrouth

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Madame et les candidats

Madame et les candidats D.R.

Les candidats et les candidates aux élections 2018 sont nombreux. Sauf catastrophe imminente, option qui n’est nullement à écarter dans ce pays où tout est possible, des Libanais iront voter le 6 mai prochain. En 2018, le tableau est si peu reluisant… Pourtant beaucoup reconduiront les mêmes partis politiques qui ont toujours, en temps de guerre et en temps de paix, guidé les destinées de cette contrée. Et l’ont amenée à si mauvais port. Chacun a ses raisons que la raison ne connaît pas. Ainsi va la démocratie. Aussi.

L’alternative n’est pas toujours parfaite, par ailleurs. Y a-t-il un sauveur parmi les nouveaux candidats? Issus de la société libanaise, ils sont à son image: un rassemblement hétéroclite d’idéalistes, de héros courageux, mais aussi de calculateurs opportunistes… Or, en décidant de les regrouper tous sous l’appellation de société civile, on ajoute à la confusion! Car, non, ils ne forment pas un groupe homogène. Après des années de lutte, des activistes tentent les législatives comme une suite logique et naturelle à leurs combats passés. Des écrits ou des actes témoignent de leurs parcours honorables… D’autres par ailleurs en sont à leur première aventure politique, qui s’apparente plus à un show-business! Ils sont sur tous les plateaux. Portent leurs plus beaux atours et posent devant un drapeau. Ils s’affichent. Sur des panneaux publicitaires, ou des pages Facebook, dépendamment de leurs budgets. Y en a pour tous les goûts. Et toutes les bourses. Non, tous ne se valent pas. Comment séparer la bonne graine de l’ivraie?

Ce n’est sûrement pas la liste sans queue ni tête qui va aider Madame dans le choix du meilleur candidat… En effet, la nouvelle loi électorale impose au candidat désireux d’accéder au parlement, de grimper sur une liste – autocar, à tout prix! Exit les indépendants qui avanceraient solo. Résultat: certains se sont retirés in extremis de la course, faute de pouvoir former une coalition de personnes qui se ressemblent, et partagent les mêmes idéaux. Mais d’autres ne se sont pas encombrés de principes. Au final, ce sont presque les mêmes qui s’acoquinent différemment entre eux, suivant l’intérêt et l’opportunisme électoral du moment. Ils se font la courte échelle. L’un grimpant sur les épaules de l’autre. Même si l’autre reste prêt à lui faire un accroche-pied à la première occasion. Des alliances souvent incompréhensibles, contre nature, grotesques, tristes, sans nulle logique… ou au contraire, suivant une seule logique implacable: l’opportunisme de tous ces candidats à leur propre élection. Madame a beau chercher les grands principes qui les relient tous entre eux. Rien. Que dalle. Leur programme se limiterait-il à être élus députés ce 6 mai?

Que son parti politique préféré décide de faire de son ancien ennemi juré, son meilleur ami, ne la convainc pas non plus. Madame reste fidèle à ses convictions, et jalousement attachée à sa liberté de choix, au candidat près. Mais cette nouvelle loi interdit le panachage… À son grand désespoir, elle se retrouve donc otage de leurs élucubrations et calculs bassement électoraux! Or, il est des noms qui lui restent en travers de la gorge. Et nombre de listes en deviennent indigestes. Non, Madame n’est pas sûre de pouvoir avaler tout ça. Même leurs plus beaux slogans ou leurs campagnes de communication et autres festivals électoraux orchestrés à coup de dizaines de milliers de dollars, ne lui feront pas glisser la liste dans l’urne, pense-t-elle.

En ces temps de période pré-électorale, la parole est si galvaudée. Les raisonnements tellement tronqués. Les passions exacerbées. Les enjeux si graves… L’argent coule à flots, et les candidats s’agitent dans tous les sens. Tout s’enchaîne…
Madame elle, prend une pose, pour réfléchir à tout ça.
Le 6 mai, finira-t-elle néanmoins par se laisser séduire par une liste?
Choisira-t-elle de deux maux le moindre?
Fera-t-elle le pari fou d’aller à la plage? Ça serait une si mauvaise idée. Les côtes sont tellement souillées. Par leur faute.
Elle peut décider de prendre l’avion. Et ne voter pour rien, ni personne.
Ou encore voter blanc pour dire non à cette loi, et ces manigances électorales.

Madame a encore un mois devant elle, pour trancher.

L.Z.

 
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Editorial

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Les spectacles électoraux en son et lumière des divers partis se suivent et se ressemblent. C’est à qui affichera le slogan le plus percutant, diffusera l’hymne le plus lyrique (!), excitera le mieux la foule, prononcera le discours le plus tendancieux panaché de promesses fort illusoires et rassemblera le plus grand nombre d’applaudisseurs autour de son zaïm adulé!

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Taches de rousseur sur peau blanche, yeux lumineux, sourire craquant, éclats de rire francs, Ève Tamraz Najjar est à la fois douce et pétulante. La jeune Libanaise qui a eu la chance de figurer cette année à deux reprises sur le listing de Forbes pour les moins de 30 ans est, sans en avoir l’air, une bucheuse qui, malgré le succès galopant venu à sa rencontre, a su rester d’une simplicité touchante.